Théâtre Croquemitaine

Un théâtre alternatif

Accueil > croquemitaine > Un Croquemitaine sous toutes ses coutures > Archives > Nos festivals (archives) > F.I.T.A. 2014 > 2014 : XV’ FITA - édito de Jean Delval

2014 : XV’ FITA - édito de Jean Delval

mardi 30 septembre 2014, par RZ

Un ixième Fita 2014 ? Nous aurions plutôt tendance à annoncer l’ébauche d’un festival des luttes et des alternatives.

C’est une première dans laquelle s’aventurent quelques compagnies de théâtre-action de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec les modestes moyens qu’elles ont su réunir de manière autonome. Elles disposent pour la mener à bien de l’enthousiasme, des acquis glanés au gré de leurs participations aux Fita des années 2000 à 2008, mais aussi de la certitude que l’état du monde le requiert plus que jamais.

Ni la dictature de l’actionnariat et de la finance internationale, ni les obscurantismes religieux, ni le credo en l’idéologie de la croissance ne nous dicteront nos manières de penser et d’agir. Que ceux et celles qui clament, en laissant planer la terreur de l’apocalypse, qu’il n’ y a pas d’alternatives, sachent que nous ne les laisserons pas envahir l’espace public. Nous avons d’autres fondements qui vont de l’économie coopérative à la commune politique en passant par la simplicité volontaire, le droit au revenu et...

Et nous en inventerons de nouveaux, culturellement et intellectuellement, en invitant les peuples à s’engager sur ce chantier de la révolte. C’est le sens de ce festival des luttes et des alternatives :

La libération des points de vue, le récit des réalités, le dénonciation des oppressions, le refus du dogmatisme des modèles dominants.

La raison du théâtre-action se niche au sein de l’éducation populaire en invitant à une critique sociale et politique jubilatoire, imaginative, métaphorique, mais judicieuse et délicieuse des systèmes et des pseudo évidences par le biais de l’expression théâtrale.

Ce festival entend aussi poser les premières pierres d’un secrétariat international du théâtre-action capable de s’imposer aux pouvoirs publics du monde entier comme le mouvement du théâtre-action a su le faire en Fédération Wallonie-Bruxelles.