Théâtre Croquemitaine

Un théâtre alternatif

Accueil > ateliers > Saisons précédentes > Brûlez les planches ! 2012 - 2013 > Stages et formations > Le langage du clown dans le patois de Pierrot

Le langage du clown dans le patois de Pierrot

mercredi 21 novembre 2012, par Claire

“Je vous fait découvrir le langage du clown, avec mon accent, mon patois à moi”, Pierrot.

Scratch, Zaza, Yvette, Tête de noeud, Nosé, Miette, Pipa, Rosa, Tas d’loques, Sept, Mirliton, voici les personnages qui ont animé la salle de l’Espace Citoyen pendant les vacances de Toussaint.

Ils ont traversé pas mal de situations loufoques sous l’oeil bienveillant, souvent exigeant, de Pierrot. Et oui, l’apprentissage du clown est ingrat, il a été comparé à l’apprentissage d’un instrument de musique par une participante...

Pendant ces quatre jours intenses, nous avons exploré différents chemins avec Pierrot.
Stretching, échauffement physique, exercices pour nous familiariser avec l’univers clownesque, comme l’imitation d’animaux réels mais aux noms bizarres, le masque neutre, l’expression de lettres d’alphabet avec le corps... Nous avons également travaillé sur les fonctions premières, la faim, la soif, le froid. En exprimant différents niveaux de froid : de un à cinq, de la légère brise au froid gelant.
Tous ces exercices nous aidaient à trouver la justesse du clown et à nous faire réaliser que ce qui compte dans le jeu clownesque n’est pas de trouver la solution à une situation saugrenue mais de chercher sans la trouver. Le jeu naît de cette recherche.

“Le clown c’est l’art de se foutre dans la merde”.
Cette phrase résonne un peu mieux maintenant que nous l’avons vécu. On s’est tous un peu foutu dans la merde, sans vraiment s’en sortir.

Nous en sommes arrivés petit à petit aux improvisations.
D’abord en solo avec le clown perdu, ou la routine : avec un objet tel qu’un tuyau d’arrosage, un K-Way, ou une grande tenture, le clown s’empêtre dans un micmac de nœuds, empirant son cas dans l’urgence d’un feu, d’un coup de téléphone, de la pluie qui tombe soudainement.
Puis à plusieurs, avec des scènes comme des clowns qui remplacent un groupe de musique africaine qui n’a pas pu venir...
Sur scène, il ne faut pas avoir peur de se contenter de peu : si une chose fait rire, on la garde, on la creuse, on y va à fond, pas la peine d’en chercher mille autres.

Bref, sur quatre jours, si chacun d’entre nous a fait rire le public pendant trente secondes d’affilée, paraît-il que c’est énorme, pari réussi...!
Nous avons bien compris que le travail du clown pouvait être celui de toute une vie, et que celui-ci demande patience, détachement, et ténacité, mais sans oublier de s’amuser.
Sur la bande de clowns, sept d’entre eux continueront l’aventure dès janvier 2013 pour créer un spectacle.
On a pas fini d’en entendre parler...