Théâtre Croquemitaine

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Traversée à Haut Risque à bord du TAFTA

Succès à Mons et à Tournai !!

vendredi 3 octobre 2014, par RZ

TAFTA, TTIP ? Qu’est-ce donc ?! Ce spectacle de 45 minutes vous dira ce qu’il ne faut pas ignorer !

Le temps risque d’être houleux pour cette traversée transatlantique !
Prévoyez imperméables, bouées et gilets de sauvetage en cas de tempête...
Les premières classes vous proposeront des assurances à prix très compétitifs accessibles même aux plus modestes des militants.

Et si des personnes tentent par quelque manière que ce soit de menacer les intérêts de cette représentation, l’équipe du paquebot TAFTA se réservera le droit de les attaquer devant son propre tribunal arbitral !
Larguez les amarres ...

Dans le cadre du FITA, le spectacle a été joué à le 18/10 Cuesmes, le 19/10 à Tournai en partenariat avec Occupy Tournai et sera le 15/11 à Saint Germain de Calberte en partenariat avec le collectif Stop TAFTA Vallées Cévenoles.

Montée par une troupe de militants d’ATTAC, la création de la pièce s’est déroulée dans le plus grand secret... Aucune information n’a filtré ! Lisez le récit de la création sur le site de ATTAC

Une croisière théâtrale mouvementée de 45 minutes sur le projet de Grand Marché Transatlantique (GMT ou TAFTA). Le texte a été écrit par Christian Lefaure, Florence Lauzier, Jean-Marie Malo, militants d’ATTAC. La mise en scène a été réalisée par Fabienne Brugel de la Cie NAJE et Nathalie Levray d’ATTAC. .

Ce spectacle est un formidable outil de vulgarisation. Plusieurs scènes illustrent différentes conséquences qu’auraient la ratification de l’accord. Les voyageurs de première classe sont parfaitement croqués, et les passagers de deuxième classe portent nos voix !

Tous les comédiens sont des amateurs militants ou sympathisants d’Attac.

Le texte de ce spectacle est libre de droit. Les militants qui voudraient le mettre en scène dans leur région le peuvent à condition que leur reprise n’entraine aucune tractation financière et qu’ils en avertissent Attac France par email « attacfr@attac.org »

Pour en savoir plus sur le TAFTA, vous pouvez consulter cet article qui contient de nombreux liens.

Le samedi 18 octobre à 20h au Théâtre des Rues, 20 rue du Cerisier à Cuesmes. Le spectacle sera suivi d’un débat en présence de Bruno Poncelet, économiste au CEPAG

Le dimanche 19 octobre à 16h à Tournai, Lire et Ecrire, 30 Quai André Sakharov

Le samedi 15 novembre 2014, le collectif Stop TAFTA Vallées Cévenoles programme le spectacle dans le cadre d’une journée d’information et de mobilisation contre le TAFTA.

Voir aussi le Blog du collectif

Samedi 15 novembre 2014 - A partir de 15H
Salle polyvalente de St Germain de Calberte
15H Forum Se débarrasser des multinationales ?
18H Traversée à haut risque à bord du TAFTA
Une croisière théâtrale mouvementée, ludique et instructive sur le projet du grand marché transatlantique.
19H Débat avec la participation de Jacqueline Balvet (Attac).
20H30 Repas Bar, Soupes & desserts.
21H30 Concert François Castiello,
Chanteur accordéoniste du groupe « Bratsch », dans le cadre du Festival d’accordéon organisé par la Fédération des Foyers Ruraux de Lozère & le Foyer Rural de St Germain de Calberte.
Spectacle ou concert : 6€
Spectacle & concert:8€
Soupe & dessert : 4€

L’Union européenne et les États-Unis négocient un accord de libre-échange, dit PTCI ou Tafta. Au-delà des États-Unis et de l’UE, cet « OTAN de l’économie » impacterait toute la planète. De nombreux autres accords sont également en cours de négociation, dont l’AECG ou le Ceta, entre l’Union européenne et le Canada, en passe d’être conclu. Ces négociations opaques se déroulent dans le dos des peuples d’Europe et d’Amérique du Nord. Elles visent à établir un grand marché transatlantique qui consacrerait la domination des multinationales européennes et américaines au détriment des citoyens de part et d’autre de l’Atlantique. Sous couvert d’une hypothétique relance de la croissance, ces négociations risquent de niveler par le bas les normes sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales. Ces nouvelles normes seraient placées sous le contrôle de tribunaux supranationaux d’arbitrage privés, hors de tout contrôle démocratique. Cet accord de libre-échange menace de mettre en péril ce qui rend nos sociétés encore vivables.

Se débarrasser des multinationales ?

De plus en plus souvent nous nous retrouvons engagés dans des combats menés contre un des aspects particuliers de ce qui constitue un vaste système polymorphe.

Gaz de schiste, EON, nucléaire, 1000 vaches, les ZADS de toutes sortes (aéroport, barrage, etc), OGM, TAFTA, sont des luttes différentes mais déterminées par des dénominateurs communs.

Le projet des sociétés multinationales contre qui nous luttons est la marchandisation de ce qui échappe encore à l’emprise d’un monde où l’on connaît le prix de toute chose et la valeur d’aucune. Il consiste à transformer l’ensemble des aspects de la vie en un vaste marché.

Chacune des luttes que nous menons possède sa singularité, mais toutes affrontent ces groupes multinationaux et leur conception du monde.

Souvent nos forces militantes sont entièrement absorbées par l’une ou l’autre de ces luttes ; « pas possible d’être sur tous les fronts ». Certains parviennent à s’investir dans plusieurs collectifs, mais, même pour les plus braves, les limites sont rapidement atteintes.

Les « économies d’échelles » peuvent aussi nous concerner. N’aurions-nous pas intérêt à créer plus de réseau entre-nous, à créer de la transversalité : pour l’information, la formation, les mobilisations, les échanges sur les expériences de nos collectifs, (par exemple ; la difficulté que nous avons à sortir des cercles militants et des « déjà convaincus »).

Il y a aussi des questions, lancinantes, que nous nous posons tous :

Comment, à travers la multiplication de ces combats, obtenir un résultat plus grand que la somme de toutes ces luttes partielles ?

Sommes-nous condamnés à ne mener que des luttes défensives ?

Ne pouvons-nous pas accompagner ces luttes de la création d’alternatives qui changent déjà la vie ?

Comment faire de ces alternatives, non pas des moyens de « survivre » dans le système, mais des points de leviers permettant de le subvertir ?

Comment articuler la vie de ces alternatives avec une lutte pour un changement politique ?

Voilà pourquoi nous vous invitons à participer le 15 novembre à un forum régional ouvert à tous ceux qui sont engagés, contre l’exploitation des gaz de schiste, contre le déboisement de la forêt, contre la filière nucléaire, contre le TAFTA, et contre tous les mauvais coups des sociétés multinationales.

Nous tenterons ensemble de dresser un état des lieux, et d’établir le, ou les, cheminement(s) que nous estimerons pertinents pour créer des convergences entre nous.

Exemple à méditer….
EON s’attaque aux forêts cévenoles.
EON poursuit l’État Allemand parce qu’il a renoncé à sa politique nucléaire, en utilisant le principe de protection des investissements (soit un mécanisme semblable à celui du TAFTA).
Voilà par exemple une multinationale contre laquelle nous luttons sous trois aspects différents (« filière du bois », nucléaire, TAFTA), sans nécessairement mettre en perspective ce qui les lie, et en divisant nos forces.

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